La Coupe du Monde 2026 a son champion : l'Espagne, qui a battu l'Argentine (1-0 après prolongation) ce dimanche 19 juillet au New York New Jersey Stadium. Une deuxième étoile pour la Roja, seize ans après son premier sacre en 2010.
Ferran Torres, héros de la prolongation
Longtemps muselée par une défense argentine solide, l'Espagne a fini par trouver la faille grâce à Ferran Torres, auteur du but décisif à la 106e minute, quelques secondes après le début de la seconde période de prolongation. Une réalisation qui a récompensé une domination sans partage : 65 % de possession et 20 tirs, dont 12 cadrés, pour seulement 1,94 xG côté espagnol. L'Argentine, muette offensivement pendant tout le temps réglementaire, n'a obtenu sa première frappe qu'à la 117e minute.
Le tournant du match est survenu en fin de temps réglementaire, lorsque Enzo Fernández, déjà averti, a été expulsé pour une intervention litigieuse sur Pau Cubarsí, contraignant l'Argentine à terminer la rencontre à dix contre onze pendant toute la prolongation.
« Seize ans après 2010, l'Espagne retrouve les sommets du football mondial avec une génération encore plus dominatrice collectivement. »
Une folle petite finale pour clore le tournoi
La veille, à Miami, la petite finale avait offert l'un des scénarios les plus fous de la compétition. Menée 4-0 à la mi-temps par une Angleterre injouable (portée par Bukayo Saka et Marcus Rashford), l'équipe de France a longtemps semblé promise à une déroute. Les entrées d'Ousmane Dembélé et de Bradley Barcola à la pause ont pourtant transformé l'attaque tricolore : les Bleus ont inscrit trois buts en huit minutes en seconde période, portés par un doublé de Kylian Mbappé, qui devient à cette occasion le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde.
Mais la remontée s'est arrêtée à 4-3 : Bukayo Saka, auteur d'un triplé, a transformé un penalty à la 87e minute (5-3), avant que Dembélé puis Jude Bellingham n'ajoutent chacun un but dans le temps additionnel. Score final : Angleterre 6-4 France, qui offre aux Three Lions leur meilleur classement en Coupe du Monde depuis 1966 et prive les Bleus de médaille de bronze.
Ce match restera aussi comme le dernier dirigé par Didier Deschamps sur le banc des Bleus, qu'il aura entraînés pendant quatorze ans, de 2012 à 2026.
Le bilan d'un Mondial nord-américain historique
Disputée pour la première fois avec 48 équipes réparties entre le Canada, le Mexique et les États-Unis, cette édition restera marquée par le sacre espagnol, la déception française après un parcours pourtant solide jusqu'en demi-finale, et une petite finale à dix buts qui restera dans les mémoires.